1914 : Le fantassin français

A l’aube de la Grande Guerre, les fantassins français portent le pantalon rouge traditionnel, déjà présent en 1870. Sa couleur, particulièrement voyante, fait des soldats français des cibles faciles pour leurs adversaires. Les armées britanniques, russes et allemandes ont, pour leur part, déjà opté pour des couleurs plus discrètes.

Le remplacement de la tenue couleur rouge "garance" par des tons plus neutres intervient dès le début de la guerre. En 1915, les fantassins français portent dès lors un uniforme bleu clair. Cependant, il n’est pas prévu pour les températures trop froides ou trop chaudes. L’inconfort persiste.

Les pertes sont déjà lourdes lorsque l’uniforme est remplacé. Par ailleurs, il est amélioré par des poches renforcées pour les munitions et les petits objets.

Pour protéger la tête des soldats, il faudra attendre la distribution de cervelières en 1915. Très inefficaces, elles sont remplacées la même année, et largement diffusées en 1916, par des casques Adrian métalliques.

2014 : Le combattant FELIN, homme-machine

Les équipements de combattant dans l’armée de terre française, ou fantassin à équipements et liaison intégrés (FÉLIN), sont équipés de façon à améliorer les conditions des fantassins du 21e siècle sur le terrain.

Bien que l’équipement pèse plus de 26 kilos au total, il a pour but de rendre les soldats "plus efficaces et moins vulnérables" en s’appuyant sur l’évolution de 5 capacités principales : la communication, l'observation, la létalité, la protection, enfin la mobilité et le soutien de l'homme.

Le système de tir déporté permet notamment de détecter l’ennemi, de jour comme de nuit, avec une visée précise qui permet de rester en sécurité. Sur l’arme a également été ajoutée une IHM (Interface Homme Machine) pour assister le soldat dans son maniement de l’arme et envoyer des messages radio.

La communication se fait grâce à un bandeau communicant individuel qui permet une liaison radio par ostéophonie (transmission des sons par vibration des os du crâne). Ainsi, les soldats peuvent communiquer en toute discrétion. L’autonomie des batteries est de 72 heures.

Pour en savoir plus :
- Des cibles ambulantes