1914 : De la chair à canons

La Grande Guerre s’est révélée meurtrière dès les premières semaines de combat. Dans les cinq premiers mois de conflit, la France perd près de 300 000 hommes. Les corps jonchent les terrains de batailles et les hommes sont de plus en plus enclin à déserter de peur de finir, comme leurs camarades, en chair à canon.

Durant les premiers mois de la guerre, les morts sont enterrés dans des tombes collectives, des fosses communes accueillant jusqu’à 100 corps. Cependant, un bon nombre d’entre eux seront déclarés "inconnus", faute de pouvoir établir leur identité à partir de leurs effets personnels. Aujourd’hui encore, à l'ossuaire de Douaumont (Lorraine) repose près de 130 000 soldats inconnus.

2014 : Hommage en grande pompe

"Le lundi 9 décembre 2013, peu avant minuit, une section de la force SANGARIS est prise à partie à très courte distance, au cours d’une patrouille dans Bangui (Centrafrique). Durant l’échange de tirs, les parachutistes LE QUINIO et VOKAER ont été grièvement blessés." (Communiqué du ministère de la Défense).

Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio, respectivement âgés de 22 et 23 ans, ont trouvé la mort quelques heures après le lancement de l’opération de désarmement de groupes armés à Bangui, la capitale. Pour leur rendre hommage, François Hollande et les membres du gouvernement se réunissaient le 16 décembre dans la cour d'honneur des Invalides. Le président de la République les a élevés au rang de caporaux et faits Chevaliers de la Légion d’honneur à titre posthume.